NaNoWriMo 2015 - Bilan de mi-parcours




Bonjour les gens !

Le NaNoWriMo est bien avancé et est même arrivé au terme de sa première moitié, il est donc temps de faire un premier bilan et un retour d’expérience.



Ça avance bien

Les résultats sont là. Avec un total de plus de 26 000 mots à ce jour, ce malgré 2 jours blancs ce week-end, je suis dans les temps et largement. J’explose quasiment tous les jours le compteur de mots quotidien à atteindre, ce qui signifie que j’écris de façon dynamique et régulière.

Le fait de partir préparé, avec déjà l’histoire en tête et un bout déjà écrit, c’est très nettement un avantage par rapport à la dernière fois où je partais la fleur au fusil avec juste une vague idée de ce que j’allais pouvoir faire. Là, je sais où je vais et comment j’y vais, donc il ne reste plus qu’à « cracher » le texte.

Il est aussi vrai que le NaNoWriMo aide beaucoup en ce sens. On n’a pas le temps de tergiverser sur ce qu’on écrit et on doit écrire, c’est strictement impossible. C’est quasiment impossible de se remettre en question ou d’avoir le moindre doute sur ce que l’on écrit. On doit toujours penser à la suite, à écrire et à être dans une bonne dynamique. Le NaNoWriMo nous projette toujours dans l’écriture future, sans nous préoccuper de notre écriture passée. Ce qui a cet effet génial d’alléger l’esprit et d’écrire rapidement sans se prendre la tête.



La finalité

Mais cela pose un énorme problème. Oui, c’est « assez facile » d’atteindre 50 000 mots en un mois de cette manière, mais on fait de la quantité et non de la qualité. On a beaucoup de mots, mais une grosse partie non exploitable. Un énorme travail de relecture et de « taillage dans la masse » va devoir s’opérer ensuite. Difficile de sortir du NaNoWriMo avec quelque chose de finalisé, mais la base est là. Sur les 50 000 mots, peut-être n’en garderai-je que 10 000, voire aucun, ou au contraire l’ensemble. Difficile à dire sans un retour sur le texte, impossible pendant le NaNoWriMo.

Et le choc d’après NaNoWriMo pourrait intervenir à ce niveau-là. Relire son travail, le trouver mauvais, abandonner. Je pense qu’un grand nombre de personnes doivent tomber dans ce piège-là. Vais-je y tomber dedans ? Je ne sais pas, on verra le moment venu.



J’écris

La quantité et la finalité d’une œuvre, c’est bien, mais ce n’est pas avec ces buts en tête que j’ai commencé ce NaNoWriMo. Si je ne fais pas 50 000 mots ou si je ne sors pas quelque chose d’exploitable tout de suite, ce n’est pas grave. Je ne me laisserai pas démotiver à cause de ça.

Non, mon véritable but dans cet exercice, c’est d’écrire, de recommencer à écrire. D’enclencher la machine, reprendre goût à l’écriture et que ça dure. Le NaNoWriMo, c’était un pari risqué pour faire ça, mais ça a fonctionné pour l’instant.



Bilan

Donc le bilan est très satisfaisant pour l’instant. J’écris, j’y prends du plaisir et mon compteur de mots est au top. Le chapitre 3 est fini et le chapitre 4 (partie 1 et 2) l’est presque. J’ai commencé à douter dans l’amorce du chapitre 4. D’une part, mon style a radicalement changé, je ne sais pas si c’est pour le meilleur. D'autre part, le chapitre 3 était facile à écrire, je l’avais déjà tenté plusieurs fois et ce n’est qu’un chapitre de transition, donc moins important qu’un autre, comme le quatrième. Les quatrième et cinquième chapitres sont, à mon sens, les plus importants de la première partie de l’histoire, voire même de l’ensemble. Ce sont les chapitres qui lancent véritablement l’histoire, qui donnent les premières clés, qui doivent engloutir les lecteurs dans l’histoire, les émouvoir, les intriguer, les surprendre. Chaque scène est importante, apportant soit un indice, soit une info, soit une émotion, voire plusieurs de ces choses en même temps. Du coup, j’ai commencé à me poser la question de l’utilité de chaque scène, de ma manière de les rendre à l’écrit et de ce que je souhaitais y faire passer comme message.

Autant dire que c’est très mauvais au niveau du NaNoWriMo. Commencer à réfléchir de cette manière entraîne les ennuis. Une boucle sans fin qui nous fait remettre en cause notre texte à chaque instant. Avant de me retrouver embourbé dans cette mélasse infecte, j’ai décidé de couper court à tout ça. J’ai supprimé une partie de mon texte pour repartir sur de bonnes bases. Un jour a débuté avec un compteur de mots en négatif, mais j’ai remonté la pente d’une manière franche et déterminée. Ça a été finalement un coup de boost, je suis reparti de plus belle. J’espère que ça tiendra le coup jusqu’à la fin et que je n’aurai pas une baisse de forme ou de motivation.

Et surtout, j’aimerais que ça dure après le NaNoWriMo. Pas dans une dynamique aussi folle, mais que je tienne un rythme régulier, plus que mon habitude. Continuer Nakogami no tabi jusqu’au bout, enclencher mes articles sur l’histoire du Japon, écrire des articles de blog et pourquoi pas, répondre à l’appel de certains de mes amis.

En effet, je connais deux personnes dans mon entourage qui écrivent des nouvelles et essayent de les faire publier. Ils y sont arrivés à plusieurs reprises et espèrent continuer. J’ai fini par vendre la mèche hier comme quoi j’écrivais un peu (très mal, mais que j’écrivais) et ils m’ont fortement conseillé de rejoindre leur groupe et participer à des appels à texte. On verra comment ça va se goupiller, surtout que je ne suis pas du style à faire des nouvelles, mais ce pourrait être un défi intéressant. A suivre !




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