La supercherie du cinéma français




Salut à tous !

Cela fait longtemps que j’hésite à faire un article sur le déclin du cinéma, en particulier le cinéma français. Les événements de ces derniers jours, avec la sortie du film « Les nouvelles aventures d’Aladin » et l’arnaque potentielle montée de toute pièce par AlloCiné m’ont convaincu d’en sortir un sur le sujet.

Je pourrais vous parler en long et en large de ce je pense de « l’exception culturelle française » (culture qui n’est exceptionnelle que parce qu’elle est exceptionnellement mauvaise, du moins celle mis en avant), puisque tout part un peu du même principe et on est arrive aux mêmes conséquences, mais je vais me contenter du cinéma, ce sera un bon début.



Le reproche


Qu’est-ce qui est donc reproché au cinéma français de façon générale ?

Tout simplement la qualité toujours plus ridicule des films qui sortent et qu’on essaye de nous vendre à chaque fois comme étant le plus grand film français jamais fait, car c’est le nouveau <insérer un titre de film connu, si américain ajouter « du cinéma français »> réalisé par le nouveau <insérer un nom de réalisateur connu, si américain ajouter « du cinéma français »> avec en rôle principal le nouveau <insérer un nom d’acteur connu, si américain ajouter « du cinéma français »>.

Mais on ne va pas se le cacher, ça finit généralement en bonne grosse daube qui sera pourtant la plupart du temps encensé, on ne sait pas trop pourquoi et qui sera vu par des millions de gens qui se seront fait entuber et qui pour certains ne s’en seront pas rendu compte.

Parce que les films français qui sortent de nos jours, on peut les regrouper facilement en 4 catégories :

- « Pluie d’automne vécue sur canapé en pleine montagne un jour de tristesse sans espoir » : Le film dramatico-suicido-dramatique à la française. Le scénario est simple : monsieur ou madame Tout-le-monde à qui il arrive des merdes dont on se contrefout. Souvent, c’est vide, y a de longs silences pour nous montrer les visages des personnes tristounettes dans une pièce vide en plein campagne ou montagne. Que l’on prend aussi de dos, sur le pas de la porte, un café à la main. Ou pendant 5 minutes en train de prendre un bain ou une douche en faisant la gueule ou en pleurant. Ça larmoie dans tous les sens, pour des raisons aussi futiles les unes que les autres et ça finit maaaaal, sans raison aussi. Bref, le film ennuyeux par excellence et même pas triste tellement c’est mal fait. Accompagnée par de la musique au piano ou au violon excessivement aigüe, la réalisation se focalise sur des plans longs, larges et toujours sombres censés représentés le drame, comme si le soleil s’était d’un coup éteint ou qu’une saison des pluies de 6 mois sévissait sur la France. Et pour nous montrer qu’il pleut aussi dehors et pas seulement dans le cœur des personnages *se tire une balle*

- « La vie c’est trop magnifique, ma mère a fait du cassoulet et je vous aime trop les potos » : Le film plein de bons sentiments. Aussi vide que la première catégorie, mais c’est le contraire parfait : on veut vous montrer que la vie c’est trop cool, les amis c’est génial, la famille pareille, on fait des grosses bouffes et ça va, si t’as pas de thunes, tu peux te réconforter auprès de ceux qui t’aiment… Ça vomit de l’arc-en-ciel au kilomètre. N’est pas forcément incompatible avec la première catégorie, ça engendre même une des catégories les plus en vogue : la groupe d’ami(e)s à qui il arrive des drames affreusement ordinaires et sans intérêt, mais ça se finit bien car les ami(e)s et la vie, c’est cool avant tout.

- « Profs pour handicapés en délire 3 » : La comédie potache à la française. Gags et blagues au ras des pâquerettes si ce n’est en dessous, humoristes « en vogue » transformés en acteurs. Scénario qui part n’importe où, mais c’est pas grave car c’est censé être le film « le plus drôle de la décennie, voire de tous les temps ». A généralement Kev Admas ou Frank Dubosc en rôle principal.

- « Lucy chauffeur de taxi qui transporte des Minimoys » : Nos « blockbusters » bien à nous. Ça essaye de copier les films d’action américains (mais mal : bastons mal chorégraphiées, poursuites en voiture ridicules, explosions dans tous les sens, scénario qui ferait passer Expandables pour un roman de Victor Hugo, effets spéciaux moins bons qu’un film des années 70/80…), les œuvre du studio Ghibli ou les films d’animations Pixar (mais mal aussi). Catégorie limite spécialement faite pour Luc Besson. Je pourrais longtemps parler de Luc Besson et de son obsession pour les clichés français (afin de vendre ça aux Américains) et les tas de bagnoles de flics, mais je vais vous éviter ça.

Personnellement, ce genre de films, ça ne me donne pas vraiment envie de les voir. Je vois une bande-annonce de ce style au cinéma, je fuis.

Mais s’il n’y avait que ça !

Parlons des acteurs, qui se retrouvent en 4 catégories :

- Ceux qui savent jouer, mais qui n’ont pas le bon rôle. Le mec ou la nana qui nous donne comme une impression de « Mais qu’est-ce que je fous là ? ».

- Ceux qui ne savent pas jouer, quel que soit le rôle. La catégorie d’acteurs la plus remplie. Ils sont aussi convaincants que les enfants d’une école primaire lors de la représentation de fin d’année. Ils font généralement de grands gestes et de grandes mimiques pour palier leur manque de crédibilité. On va être clair, ça ne marche pas du tout. Sont dans cette catégorie les acteurs qui pensent qu’on joue pareil au cinéma qu’au théâtre (et Dieu sait s’il y en a un paquet).

- Les guests stars françaises qu’on a mis là car ça va rameuter les fans. Dans les comédies, l’humoristes du moment (ou encire pire, le youtuber du moment), dans les autres, le chanteur ou la personnalité du moment. Ça finit en catastrophe à chaque fois.

- Les guests étrangères. Luc Besson, c’est ton moment ! Toi qui veux toujours ce genre de stars qui se demandent ce qu’elles foutent dans tes films. En même temps, elles auraient pu refuser. Elles seraient un poil moins riche, mais ce serait pas plus mal.

Autant dire que c’est pas la joie, les acteurs qui jouent bien avec un rôle qui leur convient, ça court pas les rues. Et, de ce fait, ça n’arrange pas la qualité des films.

Le dernier point que je reprocherais le plus, c’est que tout ce petit monde, aidé par les médias, sur-vend les films français. Chaque film français est une merveille, on nous abreuve de pubs jusqu’à épuisement mental et on blinde les cinémas de séances pour les films français.

Exemple concret : Les nouvelles aventures d’Aladin.
Film « humoristique » au scénario sans cohérence, à la blague ne dépassant pas le primaire avec Kev Adams, l’humoriste déjà mauvais transformé depuis quelques temps en acteur encore plus mauvais, avec d’autres acteurs pas si mauvais que ça mais qui se demandent ce qu’ils foutent là, la chanson du rappeur du moment, les effets spéciaux niveau première année de graphiste et pub tonitruante jusqu’à en vomir.

Je pense que c’est un des films qui regroupent le plus de points négatifs. Archétype de la comédie française actuelle et du déclin du cinéma français de façon générale.

Mais qui sont les fautifs ? Qu’est-ce qui doit changer ?



Les cinémas


Ils ont leur grande part de responsabilité, et à plus d’un titre.

Malheureusement, la plupart des cinémas sont gérés soit par des maisons de production, soit sont affiliées à des maisons de productions, soit sont en partenariat avec des maisons de production et ont, forcément dans notre monde capitaliste, des envies de rentabilité forte. Ce qui laisse peu de place à la neutralité et à l’objectivité dans le choix du planning des séances. Et ça se voit…

On peut se dire que oui, on est en France, privilégié les films français, ok, c’est plutôt de bonne guerre, tout ça tout ça. Je suis d’accord, mais pas de façon aussi outrageuse et ridicule. Se retrouver avec plusieurs films français à dix séances par jour ( ! ) et des films étrangers autrement plus intéressants avec une séance le matin ou une séance en fin de soirée, c’est un peu du foutage de gueule.

On ne laisse pas le libre choix au spectateur, on le dirige soigneusement vers les films que l’on souhaite qu’il voit. Ce n’est pas normal.

De plus, les bande-annonces et publicités avant les séances sont tellement tournées vers les films français que ça en devient agaçant. « Les nouvelles aventures d’Aladin », on en entend parler depuis extrêmement longtemps et, depuis le début de l’été, je n’ai pas été à une seule séance sans qu’on nous refile la bande-annonce, une scène ou qu’on essaye de nous vendre l’avant-première, plusieurs mois avant qu’elle n’ait lieu ! À un moment, ça fait trop. Pour le Gaumont, rien d’étonnant, comme c’est eux qui produisent le film, on en mange à chaque fois qu’on va chez eux et leurs salles de ciné sont quasi réservées pour ce film.



Les médias


On le sait, les médias ne sont plus impartiaux depuis un sacré bout de temps, mais là, ça commence à dépasser tout entendement. Avant, ça se faisait d’une manière un peu plus déguisée et sobre. Maintenant, ils ne prennent même plus de gants, rien à faire si ça se voit, c’est tellement entré dans les mœurs que ça ne choque plus personne.

Et c’est d’autant plus flagrant avec les films français. Ça sent le dessous de table quasiment pour chaque film. Les critiques dithyrambiques à coup de superlatifs monstrueux et à grand renfort de comparaison foireuses, ça fait pas très honnête. Surtout dans tu vois aussi la différence entre les critiques presse et la réaction des spectateurs. Y a comme une « légère » différence la plupart du temps.

Sachant que quand il leur devient impossible d'inventer des qualités à un film, ils arrivent quand même à tourner leurs critiques de manière pas trop mauvaises, quand ils ne décident pas purement et simplement de ne pas sortir de critique. C'est beaucoup plus arrangeant comme ça, on évite de se mettre à la fois à dos les lecteurs/spectateurs et les maisons de production. Pratique.

Les émissions de télévision sont encore pire, vu que les animateurs et acteurs semblent grands amis : ça se donne des claques dans le dos, ça se congratule mutuellement, ça rigole, ça tente de faire passer le film pour un chef-d’œuvre. Bref, la télévision reste encore une fois la pire.

Je mettrais aussi en parallèle les festivals connus du cinéma français qui récompensent dans l’ensemble surtout la médiocrité. Pas tout le temps, mais une grande partie du temps.



Le cas AlloCiné


Vous avez peut-être entendu parler de cette affaire, AlloCiné « aurait » (je ne sais pas si le conditionnel est de mise, mais on est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire. Enfin, c’est ce qu’il paraît) traficoté la fiche des « Nouvelles aventures d’Aladin » pour faire gonfler artificiellement les notes, que ce soit presse ou spectateurs, et museler les avis négatifs.

Je vais vous présenter les différents points critiqués par les internautes et les différentes réponses d’AlloCiné, pour bien montrer qu’ils nous prennent pour des cons (Réponses que vous pouvez lire ici pour vous faire une idée générale puisque je vais prendre des bouts).

Déjà, le ton de la l’article commence fort dès le titre et l’accroche :

« L’affaire » entre guillemets, « La vérité sur », « attaquent », « Nous avons donc décidé de vous donner notre version d’une affaire… qui n’en est pas une » : ça commence fort, en gros « vous êtes gentils, mais vous racontez n’importe quoi et vous n’avez pas le droit de penser autrement que ce qu’on essaye de vous faire comprendre ». On ajouterait « bande de cons » à la fin que ça ne serait pas de trop à tel point ils prennent l’avis des internautes et de la presse de haut.

J’ai envie de dire que ce n’est pas de cette manière qu’on commence une réponse pour répondre à ses détracteurs. C’est même louche.

Mais bref, passons à la question de la neutralité, puisqu’AlloCiné a bien entendu été accusé de partialité dans sa ligne éditoriale et la construction de ses fiches de film :

« La philosophie d’AlloCiné a toujours été portée par la neutralité, la rédaction d’AlloCiné ne critiquant pas les films. »

Oui, alors, en fait, quand on sort des articles sur les films, des news, des interviews, des reportages et autres avec dedans des petites phrases pour vendre le film et que l’on met en avant les films sans indiquer que c’est promotionnel, les gens sont en droit de se demander si on est neutre.

« AlloCiné, comme tout site gratuit, vit évidemment avant tout de la publicité, et notamment la promotion payante de films : celle-ci est faite dans le cadre d’espaces publicitaires, mais aussi d’espaces de promotions sponsorisés indiqués comme tels, les mêmes pour tous les films, et sans impact sur leur traitement sur le reste du site. »

Là, je pense que c’est le meilleur passage de la réponse entière. Accrochez-vous, c’est parti : sous couvert que d’autres le font et en englobant tous les sites gratuits dans son sillage (y compris le mien donc), AlloCiné se targue de faire de la publicité pour des films sur son site en toute transparence et sans que sa détourne sa ligne éditoriale neutre. Je pense que j’ai pas vraiment besoin d’en dire plus tellement c’est affligeant, je rajouterais juste que quand ils disent « dans le cadre d’espaces publicitaires, mais aussi d’espaces de promotions sponsorisés indiqués comme tels », c’est faux.

On enchaîne sur les revues de presse. Sans être extrêmement contre « Les nouvelles aventures d’Aladin », on se rend quand même compte que les critiques presse présentent sur la fiche du film sont assez élogieuses, faisant gagner une moyenne de 3,2 sur 5 au film (au moment de la réponse d'AlloCiné), plutôt pas mal du tout.

En y regardant de plus près, c’est loin d’être aussi idyllique que ça. D’abord, regardons la réponse d’AlloCiné sur ce point :

« Le même panel (une cinquantaine de titres répartis entre presse quotidienne, presse magazine spécialisée, sites spécialisés et presse magazine généraliste) est appliqué à chaque film. Il n'est évidemment pas envisageable d'intégrer des critiques hors panel, qu'elles soient positives ou négatives. Dans le cas des Nouvelles aventures d'Aladin, notre équipe a recensé toutes les critiques du panel disponibles vendredi 16 octobre au soir, en complétant ce lundi 19 octobre pour intégrer d'éventuelles publications ultérieures. Soit 9 critiques au total. »

Bon, il n’y a que 8 critiques (et non 9, je m’étonne d’ailleurs que personne ne fasse remarquer que le 20 minutes est cité 2 fois pour la même critique), il en manque (comme celle du Figaro, peu flatteuse il faut le dire), mais ce n’est pas le plus grave. On peut évidemment se poser la question de savoir si oui ou non AlloCiné a choisi les critiques les plus positives (ce qui semble être le cas), mais ce qui me fait le plus tiquer, c’est plutôt ça :

« Ce travail de revue de presse est fait "à la main" par notre équipe, sur tous les films, chaque semaine, du lundi au vendredi. »

« A la main », c’est ça le problème. Car c’est eux qui généralement mettent les petites étoiles, pas les articles de la presse. Et on remarque, qu’ils ont été trèèèès généreux (je vous laisse vous faire un avis vous-mêmes, mais les 3 et 4 étoiles sont données assez gentiment).

Mais parlons de 2 cas :

- Le 20 minutes est cité 2 fois, pour un « pour » et un « contre » de sa critique. Sauf que si on prend la critique en entier, ça ne vaut pas 3 étoiles. Surtout que ça fait un 3 de moyenne sur 2 critiques, qui a plus de poids qu’un seul 3.

- Le 2 étoiles du site « aVoir-aLire.com » alors que la note est de 1/4 sur leur site. Je pense pas que la critique vaille plus de 1/5.

AlloCiné peut bien tenter de se défendre sur ce point, le choix des critiques et les étoiles attribuées le sont de façon très obscure, difficile d’y accorder de la crédibilité.

On continue sur la fermeture des commentaires :

Alors là, on frise le n’importe quoi et l’énervant. Ils nous disent qu’ils ont fermé les commentaires car il y aurait eu des commentaires racistes et antisémites (qui restent des cas très rares hein) sur la fiche.

Bon, déjà, faudrait arrêter de la sortir tout le temps celle-là. Ça fait un peu « Tu peux plus me toucher. Je donne une raison légitime que tu peux pas critiquer sinon on te tombe dessus ». Ça n’a qu’une seule conséquence : décrédibiliser les véritables actions contre le racisme et l’antisémitisme. Comme ça devient à la mode de le sortir, les gens commencent à en avoir marre et ça implique 2 choses : les véritables actions contre le racisme sont aussi huées de la même manière et le fait qu’on sorte ça n’importe comment n’incite pas les gens à être moins racistes, bien au contraire, car ils croient qu’on essaye de les museler. Bref, ce genre d’attitude de gamin de 3 ans pour se justifier, c’est juste poignarder dans le dos la lutte contre le racisme.

Sachant qu’au passage on oublie tous les autres saloperies du style sexisme, homophobie et j’en passe. Pourtant, « Les nouvelles aventures d’Aladin » usent apparemment de pas mal de blagues homophobes et ça n’a pas l’air d’empêcher AlloCiné d’en faire la pub.

De plus, ils vont pas me faire croire qu’ils ne peuvent pas modérer les commentaires racistes et antisémites (ils n'ont aucun mal à modérer les commentaires sous leur article de réponse, alors qu'il y en a près de 2000), surtout si c’est « très rares ». Puisqu’ils arrivent à modérer les critiques et les commentaires des autres fiches.

Finalement, on va pas me dire que la fiche de « Camping 3 » aussi fermée aux commentaires l’a été à cause de commentaires racistes ou antisémites.

Mais passons ce point où je vais m’énerver.

En ce qui concerne les critiques et notes :

Je ne vais pas m’étendre dessus, effectivement, les fans ont été appelés à la rescousse plusieurs fois par l’équipe du film pour gonfler la note. Du coup, il y a plein de critiques absurdes faites par des ados (le plus souvent filles) juste fan de Kev Adams pour mettre 5 étoiles.
Est-ce qu’AlloCiné y a participé ? Beaucoup de critiques prêtent quand même au doute (une des raisons étant qu’on ne s’attend pas à voir une ado de 14 ans fan de Kev Adams et des « nouvelles aventures d’Aladin » s’exprimer dans un français impeccable) mais laissons le bénéfice de ce doute à AlloCiné.

Par contre, englober tous les avis négatifs dans le groupe « haters », c’est se foutre de la gueule du monde. Oui, il doit y avoir quelques « haters », mais ça ne semble pas être la majorité, puisque la plupart n’en ont juste rien à cirer de Kev Adams et ont juste vu un navet au cinéma. Ils n’hésitent pas à nous dire sans sourciller qu’ils ont supprimé un bon nombre de critiques négatives pour antisémitisme (à en croire les habitués d’AlloCiné qui ont suivi ça, c’est pas tout à fait vrai, c'est pour ça que je me permets d'avoir de gros doutes sur ce point). Ça montre la manière avec laquelle AlloCiné traite ceux qui ont mis une note négative. Je vous laisse vous faire votre propre conclusion par rapport à cette remarque.

De plus, en ce qui concerne les « simulations », hein, oui… *renifle*
« notes extrêmes », « activité significative », « marginalement » : Ouais, top convaincant. Sachant que « activité significative » ne signifie rien puisque les notes peuvent être parfaitement trafiquées sur d’autres fiches depuis longtemps…

Le paragraphe « traitement éditorial » conclut je pense très bien cette réponse :

« Le traitement éditorial sur AlloCiné (hors base de données donc) découle de choix éditoriaux, sur des thèmes -touchant directement aux films et séries ou s’inspirant de certaines thématiques- que nous jugeons pertinents et intéressants »
Donc la ligne éditoriale n’est ni neutre, ni objective. Enfin, c’est dit.

Le dernier point est la qualification de « film-événementiel » pour Aladin. AlloCiné fait clairement comprendre que ça l’est, un point c’est tout. Bon, même objectivement, je ne vois pas en quoi et ça montre qu’AlloCiné a pris ce film un peu trop « à cœur ».

Soit dit en passant, je pense que seuls quelques naïfs seraient étonnés de ces pratiques, plus ou moins flagrantes depuis longtemps chez AlloCiné et courantes dans le monde du cinéma.

Tout ceci étant dit, la question qui se pose est « pourquoi en faire tout un plat ? ». A première vue, ce n’est qu’un site de référencement de films avec avis de presse et utilisateurs et qui est influencé d’une manière ou d’une autre.

Sauf qu’AlloCiné est une des (voire la) référence dans ce domaine et influence ainsi le choix de dizaines de milliers (et pourquoi pas plus) de cinéphiles chaque jour. En trafiquant les notes et en mettant en avant certains films par rapport à d’autres, AlloCiné influence le marché du cinéma et d’une manière plus dangereuses ce que doivent penser les gens des films.



Le monde du cinéma


Ben le monde du cinéma, avec tout ça, il est un peu pépère quoi.

Quand les spectateurs se font retourner le cerveau par les médias et que 9 séances sur 10 au ciné est un film français pourri quand il sort, ben le spectateur de base il va le voir. On lui dit que c’est un bon film et il peut aller le voir sans problème n’importe quand, il y va, il se pose pas la question le spectateur lambda.

Pire : on l’habitue à ce genre de daubes et on arrive à le faire culpabiliser s’il ose ne pas aimer les films qu’on lui propose. Qu’est-ce que vous voulez, l’industrie du cinéma, elle se foule pas plus que ça si ça marche, surtout que c’est elle qui fait la loi dans les salles de cinéma.

Du coup, c’est open bar : on se foule pas, on fait des films qui sont pas dur à faire. Les acteurs, c’est des copains, les gens de la production, c’est des copains, tout ça c’est une grande famille.

Comment voulez-vous que ça change quand ça se passe bien pour eux et qu’ils verrouillent tous les accès en ne laissant aucune visibilité à ceux qui le mériteraient ?

Le succès et la qualité sont créés artificiellement et tout le monde semble content, y compris les spectateurs.



Les spectateurs


Justement, parlons-en des spectateurs. Oui, parce que ce sont en grande partie les fautifs aussi. Nous.
Vouloir se contenter de médiocrité. Dire « j’en demande pas plus pour un film au ciné ». Arriver à rire même de choses qui ne sont pas drôles. A aller voir des films pseudo dramatiques et intellectuelles pour se la jouer. Aller voir la dernière comédie française car tout le monde va la voir et que l’on est la risée du bureau ou de la famille si on l’a pas vu et aimé.

Se sentir coupable si on a un avis différent. Se laisser influencer. Faire le mouton.

La solution ? Ne plus aller voir ce genre de films. Dire ce que l’on pense vraiment. Dire à quelqu’un que vous pensez que c’est de la merde au lieu de faire comme si vous aviez aimé afin d’obtenir de bons points. Augmenter ses attentes. Ce n’est pas parce que ce n’est « qu’un film » que ça doit toucher le fond de la médiocrité.

Tout simplement, refuser de boire ce que vous racontent les médias et l’industrie du film français.

Si plus personne ne va voir les films pourris français, ils disparaîtront d’eux-mêmes pour laisser la place à ceux qui le méritent.

PS : Entre le moment où j’ai commencé à écrire ce billet et le moment où je l’ai publié, AlloCiné a incorporé 2 nouvelles critiques sur la fiche. Ce qui ne change pas grand-chose au final, puisque la plupart son toujours surnotées et que celle de 20 minutes apparaît toujours 2 fois, pour la plus grand faveur de la note.





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